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Patrimoine maritime

La construction navale

Saint Gilles Croix de Vie est une terre fertile pour les chantiers navals. Pour le plus connu d’entre eux, les chantiers Bénéteau, l’aventure a commencé il y a plus d’un siècle sur les quais de Croix de Vie. En 1884, Benjamin Bénéteau lance son premier bateau de pêche en bois et à la voile. Comptant 17 salariés en 1964, c’est à cette date que Bénéteau s’ouvre à la plaisance et introduit le polyester dans la construction des bateaux. Aujourd’hui, le groupe Bénéteau est devenu le premier constructeur mondial de bateaux de plaisance.

Un autre chantier a aussi marqué son époque, le chantier Thomazeau. En 1947, il construisit le Hope, un caseyeur à voiles rouges. Ce bateau fut par la suite utilisé pour la plaisance. C’est en 1988 que la ville de Saint Gilles Croix de Vie en devient propriétaire et depuis le 20 novembre 1997 « Le Hope » est inscrit à l’inventaire du patrimoine maritime et exploité par l’association Suroît..

La pêche

La vocation maritime de Saint Gilles Croix de Vie ne date pas d’aujourd’hui. En effet, dès la fin du XVIe siècle, le port sert d’escale à de nombreux navires venus d’Angleterre, d’Espagne ou de Hollande. Des bateaux gillocruciens partent pour pêcher la morue sur les côtes de Terre-Neuve.

La pêche à la sardine apparaît dans la région et sur la côte atlantique au XVIIe siècle. Dans la première moitié du XVIIe, les Maures introduisent une technique de pêche qui va profondément bouleverser la vie économique de la région : la pêche au filet droit, permettant la capture de grandes quantités de sardines. Grâce à ce procédé, la pêche à la sardine connaît un fort développement à la fin du XVIIIe siècle, renforcé par l’intervention des procédés de conservation, et notamment la conserve à l’huile en 1840. La conserverie rend l’industrie sardinière prospère. En 1888, il coexiste 13 conserveries sur le secteur, contre deux aujourd’hui, Gendreau et Vif Argent.

Le XIXe siècle est donc l’âge d’or de la sardine. Le port se dote d’installations importantes. En 1870, on comptait 70 chaloupes et en 1879 quelques 210 !

En 1925, l’apparition de la pinasse à moteur marque une évolution considérable et double les rendements. En 1960, la totalité de la flottille sardinière qui s’élève à 50 unités abandonne le filet droit, alors que les premiers appareils détecteurs ultrasons apparaissent. Peu à peu, de nombreux bateaux se convertissent à la pêche au thon.

Alors que la pêche à la sardine disparaît presque entièrement des Sables d’Olonne, à l’Ile d’Yeu et à Noirmoutier, les marins de Saint Gilles Croix de Vie maintiennent l’activité sardinière. Aujourd’hui, le port de Saint Gilles Croix de Vie est en bonne place au niveau des ports de pêche français avec une tradition sardinière bien ancrée. En 1990, par amour pour le petit poisson argenté, s’est même créée la Confrérie de la Sardine.



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